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28
Jan

Loin de la ville… Bilan de ces 7 premiers mois

Cela fait sept mois que nous vivons loin de la ville. Il est donc temps de faire un petit bilan afin de faire taire toutes les mauvaises langues qui nous ont dit que nous allions déprimer l’hiver, à la campagne… 

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Le grand décalage ?

C’est en regardant dimanche soir un reportage sur la mode à Paris que Fred et moi avons pensé à voix haute « Nous sommes décidément dans un autre monde ». Toutes ces personnes ultra-stylées (genre un homme qui porte des colliers de perles et un foulard Hermès), impossible de les croiser dans notre village ! Ici, on va a l’école le plus souvent en bottes en caoutchouc, en tenues chaudes et confortables. Je n’ai plus l’occasion de porter des tailleurs, des talons hauts, des jupes crayon. Mes tenues sont nettement plus simples qu’avant et plus adaptées (forcément) à la vie d’ici.

Oui, le décalage est parfois grand entre les personnes qui travaillent en ville et celles qui travaillent à la campagne !

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Loin de la ville…

On fait de sacrées économies : Les loyers sont moins chers, le prix des maison aussi. Et chose plus importante, nous n’avons pas de tentations. Par exemple, quand j’habitais en ville, en emmenant mes enfants à l’école, je passais devant de nombreux commerces, parfois j’y rentrais, j’achetais des choses à manger, à porter, je buvais un café. Bref, la tentation des prix bas, des vitrines éclairées et les bonnes odeurs émanant des boulangeries me faisaient consommer.

A présent, je ne fais jamais les magasins, je n’en vois jamais d’ailleurs. Quand j’ai besoin de quelque chose de neuf (chaussures pour les enfants par exemple), j’achète sur internet, je compare les prix. Bref, pas d’achats compulsifs, on va à l’essentiel. Et quand je vais dans mon magasin bio (à une vingtaine de km de chez nous), j’ai une longue liste. Je sais que je n’y retournerai pas avant une quinzaine de jours donc j’anticipe plus !

Finalement, les villes sont tournées vers la consommation. Cafés, restaurants, ciné, théâtres, boutiques : Nous sommes sans arrêt tentés d’acheter, de consommer, bref de dépenser de l’argent de façon souvent futile voir inutile.

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Vivre au rythme des saisons

Ce que je préfère ici, c’est d’observer la nature : Les feuilles qui tombent, les bourgeons qui se forment, la gelée et la brume du matin. La nature m’apaise et m’inspire.

De même, les saisons sont nettement plus marquées qu’en ville, nous sommes connectés à la nature. En ville, c’est moins évident, à force de voir des tomates toute l’année sur les étals des épiceries, ou encore à cause des feuilles mortes qui disparaissent des trottoirs des villes, à peine tombées, on ne sait plus trop observer la nature et le changement de saison.

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D’autres occupations que le shopping et les sorties !

Quand nous habitions en ville, nous amenions nos enfants au parc quand le temps le permettait, on se baladait dans les rues piétonnes, on prenait la voiture pour aller en forêt le weekend. A présent, on est dans le jardin, les enfants font du vélo, on ramasse les branches mortes, on s’occupe des poules, on se promène sur les chemins de campagne derrière chez nous, on va observer les chevaux, les poules et les oies des voisins. Je cours au milieu des vaches et des éperviers.

Les enfants m’accompagnent à la ferme les mercredis afin de chercher notre panier de l’AMAP, nous allons caresser les petites chèvres qui viennent de naître, nous observons des hérissons égarés dans notre jardin. Cela semble bien bucolique mais ce sont des plaisirs simples, gratuits, offerts par mère nature. Nous savons encore nous émerveiller de ces petits bonheurs quotidiens et cela suffit à nous rendre heureux.

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La vie sociale

Forcément, la vie sociale est moins dense, il y a moins d’opportunités (en dehors de l’école) de rencontrer des gens sympas. Adieu les apéritifs à thème le soir dans les bars pour rencontrer d’autres entrepreneurs, ici il n’y a pas d’espace de coworking. Il faut du temps pour se faire de nouveaux amis. Alors Fred et moi, on en profite dès que l’occasion se présente pour rencontrer d’autres personnes ayant les mêmes centres d’intérêts que nous : séminaires, formations. Ce sont de rares moments dans l’année que nous savons savourer. Moins de vie sociale, c’est aussi plus de temps passé en famille, avec nos enfants. Mais on a quand même fait connaissance avec plein de gens sympas !

Par contre, dès que des amis (qui habitent loin) sont de passage, ils restent plus longtemps chez nous. Nous avons la place pour les accueillir, ils profitent du jardin, de la douceur de vivre. Bref, même s’ils ne se voient pas y vivre, ils savent apprécier ces petits séjours déconnectés de la jungle urbaine !

Donc le bilan est plutôt positif, surtout que l’hiver est une période assez longue, froide, donc moins propice aux activités extérieures. Dès que les beaux jours reviendront, nous pourrons profiter du jardin, planter quelques légumes avec les enfants, inviter des amis pour une journée entière et déjeuner dehors, faire des balades en vélo après l’école. Bref, s’aérer d’avantage.

La ville, je l’aime de moins en moins, je la trouve bruyante, stressante, agressive. Je préfère la tranquilité d’ici, qui peut pourtant effrayer certains citadins ! Je crois que c’est une question de caractère… non ?!

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Et vous, aimez-vous la campagne ?

Vivez-vous dans un endroit très urbanisé ou au contraire êtes-vous perdus en pleine nature ?

21 Responses to "Loin de la ville… Bilan de ces 7 premiers mois"

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  1. Valea

    28 janvier 2014 at 12 h 22 min

    Bienvenue dans mon univers!lol ça va faire 8 ans qu’on a franchi le pas et on ne regrette pas du tout! Des qu’on doit aller en ville on ressent comme un stress, une pression au moins. 40 km avant d’arriver!lol

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  2. jean-loup lafont

    28 janvier 2014 at 13 h 11 min

    J’ai bien aimé ce que je viens de lire. Il me manque juste quelques lignes pour mieux connaitre « Fred et moi ». Qui êtes-vous? Où vous trouvez-vous exactement?
    Et l’argent de ce beau conte de fées, comment arrive-t-il ? Bravo pour les photos : leur douceur m’a séduit. Voilà, l’heure tourne, il faut que je m’en aille. JL

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    • Marie-France

      28 janvier 2014 at 13 h 17 min

      JL : On habite en Bourgogne du Sud, pour mieux nous connaître lire les FAQ : http://www.savethegreen.fr/f-a-q/
      Et l’argent il est arrivé en travaillant beaucoup et en prenant certains risques dans nos vies 😉

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  3. Myriam

    28 janvier 2014 at 14 h 50 min

    Voilà 3 ans que nous avons quitté la région parisienne pour la côte chalonnaise… sans regrets! et je nous retrouve beaucoup dans ton post.
    Tu parles des tentations dans la ville comme le théâtre et le cinéma.Je ne les vois pas comme des tentations, mais comme de la culture! (en faisant des choix dans ce que l’on va voir, bien sûr). Certes, les offres sont ici moins importantes, mais les coûts moindre (pas sur pour le cinéma, cependant). Et finalement, nous sortons plus qu’à Paris, apprécions bien plus nos sorties (pas de difficultés à se garer ou de métro à prendre) et théâtre, concerts, spectacles à partager en famille sont bien plus agréables!
    Sans parler de ceux que nous organisons désormais chez nous -c’est bien d’avoir de la place!- et auxquels se joint beaucoup de public du village… Une vraie récompense!

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    • Marie-France

      28 janvier 2014 at 14 h 55 min

      Je suis d’accord que tout ce qui est culturel est important, les tentations sont plus de l’ordre du consumérisme ! Ayant deux enfants en bas âge, ça fait quelques temps que je n’ai pas fréquenté de ciné ou théâtre (sauf avec les enfants). Et c’est certain qu’il y a aussi de belles choses dans nos coins de campagne. Merci pour ce témoignage Myriam.

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  4. Natasha (Échos verts)

    28 janvier 2014 at 15 h 56 min

    Voilà bientôt 3 ans qu’une opportunité professionnelle nous a permis de quitter la ville pour nous installer en pleine forêt, au bord de l’océan. Je me retrouve tellement dans votre témoignage: fini les dépenses superflues et bonjour le bonheur de faire de son lieu de vie son lieu de loisirs et de détente…

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  5. Myriam

    28 janvier 2014 at 18 h 16 min

    Juste pour info perso (pas spécialement en commentaire) l’espace des arts à Chalon propose un festival de spectacles pour enfants en février/mars, je crois, « le rendez-vous des piccolis » avec toujours un large choix de qualité. Ca vaut le coup de jeter un oeil!

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    • Marie-France

      28 janvier 2014 at 19 h 45 min

      Merci Myriam, je ne connaissais pas, j’avais juste entendu parler du festival qui a lieu en été !

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  6. Oludeniz

    28 janvier 2014 at 18 h 52 min

    Que de chemin parcouru depuis votre trépidante vie stambouliote ! L’essentiel étant que Fred et vous soyez en phase sur ce choix de vie. Bravo d’avoir osé ! J’ai fait le chemin inverse il y a bientôt 10 ans (de la campagne à la grande ville) et la vie en ville est chaque jour un peu plus insupportable…
    Et sinon, rien à voir, mais Chocoladdict a écrit aujourd’hui sur son blog un bel article sur son métier qui est aussi le vôtre. Bonne lecture !

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    • Marie-France

      28 janvier 2014 at 19 h 47 min

      En effet, que de chemin parcouru (+ de 3.000 km !!) et heureusement que Fred et moi sommes en phase, sinon ce serait assez compliqué ! Merci pour l’info concernant l’article sur le métier de Community Manager, je vais le lire de ce pas…

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  7. Zaza

    29 janvier 2014 at 8 h 25 min

    Fille de la ville ou plutôt fille des villes, depuis 7 ans nous habitons à la campagne. Nos 3 enfants sont grands et 2 sont partis de la maison. Autant dire que la vie sociale et les connaissances que l’on se fait par le biais de l’école, ici, nous ne l’avons pas connu. C’est encore plus difficile de rencontrer des personnes. Et il faut s’adapter lorsque l’on ne fait pas ses courses en magasins du coin, mais en Amap ! Pas de discussions à la boulangerie ni chez le boucher (qui d’ailleurs n’existe plus).
    Il faut s’adapter et effectivement provoquer les rencontres, par genres : à l’Amap, autour du sel (système d’échange local), lien social le plus important d’ailleurs, dans les associations ou au travers de conférence …. Il faut aller vers les autres et l’on renoue avec une vie sociale, choisie et non pas subie.
    Ici aussi, les amis qui habitent tous à plus de 300 km, viennent et restent au moins 3 nuits….. pour notre plus grand plaisir !

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  8. Veriko

    29 janvier 2014 at 11 h 33 min

    Bonjour Marie-France,

    Lorsque vous mentionné le décalage entre les gens qui travaillent en ville et ceux qui travaillent à la campagne m’a bien fait rire. Lorsque nous partons travailler avec mon mari (direction la ville à 20 km de chez nous) et que je croise nos voisin, j’aime bien lui répéter que la ville nous a bien « colorés » comparé à nos voisins travaillant aux alentours. Perso, nous avons trouvé un compromis, nous avons gardé nos bureaux dans une grande ville et nous habitons dans un petit village (700 habitants et pas un commerce ce qui nous a appris à être très organisés et à bien planifier nos courses, nos repas, nos sorties)… La journée, le dynamisme de la ville nous accompagne, le soir des lapins et des biches courent pas très loin de chez nous et nous apportent sérénité et étonnement 🙂

    Belle journée 🙂

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  9. Veriko

    29 janvier 2014 at 11 h 34 min

    oups

    *mentionnez et pas mentionné
    *voisins et non voisin

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  10. le carnet de sophie

    18 février 2014 at 19 h 16 min

    7 ans que j’ai quitté la ville sans un regret ni un regard dans le rétroviseur. Je ne vis pas en pleine campagne mais dans une petite ville à taille humaine (5000 habitants) entourée de collines. Je vois la brume sur les arbres et les collines le matin et je ne changerai ma vue pour rien au monde! Et la qualité de vie pour les enfants, y’a pas photo!!!

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  11. Cricri la Grelinette

    4 mars 2014 at 20 h 30 min

    Comme je vous comprends, voilà 10 ans que j’ai quitté Paris pour le Perche, la Basse Normandie, quel rêve je vis chaque jour, même quand le temps est pluvieux comme en ce moment. Je ne regrette rien, j’élève quelques volailles, je fais mon jardin et mille choses encore, c’est un vrai bonheur. Bonne continuation à la petite famille, Cricri 😉

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    • Marie-France

      5 mars 2014 at 17 h 28 min

      Merci Cricri ! vive les néo-ruraux 😉

      Répondre
  12. batice71

    26 mars 2014 at 16 h 21 min

    Bonjour,
    Citadine de naissance, j’ai quitté la ville il y a 10 ans pour vivre aussi dans une petite ville de bourgogne ! Les bouchons me manquent beaucoup moins mais les magasins un peu quand même… Nous sommes loin de certains magasins parfois et commander par internet sans voir le produit n’est pas toujours évident !

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  13. Lisie

    2 mai 2014 at 11 h 38 min

    je ne me suis jamais considérée comme citadine, souvent les amis de Province me voit comme la Parisienne mais je ne me sens pas du tout parisienne, si j’y vais une fois par an c’est déjà beaucoup, je déteste y aller, faut vraiment une bonne raison, je reviens toujours fatiguée, avec un mal de tête.
    J’habite un village sans aucunes commodités mais tout à coté nous avons tous les services nécessaires.
    J’aimerai partir en Province mais le boulot nous bloque pour l’instant.
    Une chose que j’entends souvent et avec laquelle je ne suis pas du tout d’accord est que l’on gagne mieux sa vie en région parisienne. Le SMIC est le même partout par contre le prix des loyers ne l’est pas !

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  14. YILDIZ

    12 août 2015 at 21 h 07 min

    Oulà, bien loin de la vie stambouliote que tu as connue là !!!

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  15. Guillaume

    17 septembre 2015 at 13 h 06 min

    super intéressant la notion de « moins de tentations », en plus des autres avantages évoqués. J’habite à Paris et jeb ressens ce que tu décris. Et même lorsque l’on est déterminé à ne pas céder/craquer, l’exercice consomme beaucoup d’ « énergie mentale ».

    Sinon je ne m’en fais pas trop niveau culture : il me semble que la connexion Internet permet de réduire une potentielle coupure avec l’offre culturelle.
    Je te félicite. C’est mon objectif à moyen terme

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  16. Lucie

    28 avril 2018 at 14 h 51 min

    Eh bien à vrai dire non. J’ai connu la campagne rurale des années 70 en plein remembrement c’était sombre pauvre et sinistre même si j’étais petite et j’ai toujours voulu vivre en ville. J’ai attribution dans une petite ville de 10000 habitants à 22 ans après mes études et j’y suis morte j’étais pauvre et ni permis ni véhicule. J’avais besoin de commencer ma vie en ville les gens j’en faisais abstraction j’avais besoin de ces tentations je travaillais ce n’était pas pour aller menterrer. Rejoindre la ville la plus proche comme la campagne était une vraie galère à pieds. Plus tard avec un moyen de locomotion ça me revenait trop cher. Pourtant j’apprécie cd que la campagne est enfin devenue depuis qu’on apprécié a nouveau la nature et j’en ai tout autant besoi d’autant que les gens sont plus simples. C’est ça le souci en ville, trop de gens et quand on est pauvre et moins jeune on se sent largué. Alors je ne sais pas. Car j’ai aussi bcp dd mauvais retours de gens comme moI qui sont venus sy installer. Mais si on a de bonnes relations avec ses voisins à long terme ça me semble plein de qualités. C’est la pauvreté qui fausse tout dans mon cas.

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