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06
Mar

Et vous, qu’auriez-vous fait à notre place ?

Parfois, vous vous levez le matin en pensant que vous allez passer une journée banale, comme tant d’autres, mais en fin de compte, des événement auxquels vous ne vous attendiez pas vont venir chambouler votre quotidien et vont même vous faire sortir du cadre strictement légal…

Tout a commencé un mercredi matin. Je me suis levée tôt et je suis allée courir avec mon fidèle acolyte Yak (notre chien), comme je le fais trois fois par semaine. Je change de parcours à chaque sortie, et cette fois là, j’ai décidé d’emprunter une route bitumée de campagne, route assez calme donc.

Le long de cette route, il y a des fossés. Je les regarde souvent quand je fais mon jogging en pensant qu’un jour je vais y découvrir un cadavre au lieu des canettes et déchets plastiques. Pensée assez morbide je le conçois, mais qui me vient toujours à l’esprit quand j’emprunte cette route car dans les journaux, je remarque que c’est souvent des joggeurs matinaux qui tombent les premiers sur des corps inanimés…

Bref, tout cela pour vous dire qu’alors que je zieute dans le fossé tout en continuant ma course, j’aperçois de la fourrure qui dépasse. Je m’arrête net et me rapproche de ce tas de fourrure, je crois y voir un lapin. Mais finalement, en m’approchant encore, je découvre un petit chevreuil recroquevillé et grelottant.

Mon premier réflexe c’est de voir s’il respire, ce qui est le cas, puis de voir s’il y a du sang quelque part. Quelques secondes après, je vois une voiture au loin. Je réfléchis rapidement, dois-je l’arrêter ? Elle pourrait emporter le chevreuil dans sa voiture pour le conduire chez un vétérinaire ou me ramener à la maison avec le chevreuil et le chien. Puis, rapidement dans mon esprit me vient l’image d’un civet de chevreuil, je me dis que je pourrais tomber sur un chasseur (il y en a énormément dans le coin) et qu’il pourrait me promettre, en embarquant le chevreuil, qu’il est entre de bonnes mains pour, quelques minutes plus tard, le confier à sa femme pour qu’elle le cuisine en sauce pour le dîner…

Je décide donc de laisser passer la voiture et de courir à la maison alerter Fred, qui dort encore – Au passage, je crois que je n’ai jamais couru 3 km aussi vite de ma vie ; de même, Yak tirait sur la laisse et gémissait pour rester auprès du chevreuil – A peine arrivée à la maison, j’hurle : Fred, dépêche-toi, y’a urgence, une bête est blessée. Il accourt en bas de l’escalier, pensant qu’il s’agit de notre chien. Une fois rassuré, il a le temps d’attrapper son pantalon et Titi, et nous voilà sur la route avec une couverture dans le coffre.

Sur place, nous croisons un papi qui promène son chien et qui, voyant notre voiture s’arrêter le long de la route, fait demi tour vers nous. Il nous raconte que lui aussi a vu le chevreuil dans le fossé quelques minutes plus tôt et qu’il avait en tête d’aller chercher quelqu’un pour le récupérer. « On va l’emmener chez un vétérinaire » lui a-t-on dit. « Il va mourir » nous rétorque-t-il, « il vaut mieux ne pas le bouger. Il faut le tuer sur place ! »

Là, j’hallucine totalement. Il y a une jeune bête blessée devant nous qui respire encore et qui semble avoir été heurtée par une voiture et le gars ne cherche même pas à la soigner, à lui donner une chance – même minime – de survivre. Faut l’abattre, c’est tout. Je me dis que ça aurait été un cycliste ou un enfant dans le fossé, tout le monde serait en alerte, mais une bête blessée de 9 mois, voyons, non. Ça ne mérite pas de vivre…

« Si l’animal n’est que blessé, le maire doit aussi en être avisé afin qu’il puisse faire abattre l’animal, pour préserver la sécurité publique dont il a la charge sur sa commune. » Art. L. 226 – 5 et 6 CRPM. Source ONCFS.

Fred et moi décidons de sortir le chevreuil délicatement du fossé. Il grelotte car le fossé est rempli d’eau donc il a sûrement passé plusieurs heures dans l’eau froide. Le papi nous aide finalement à le mettre dans la couverture puis dans le coffre et nous indique l’adresse d’un vétérinaire proche. Nous ne perdons pas de temps, nous partons aussitôt le coffre fermé. Le chevreuil est calme (normalement c’est un animal très vif), il lève cependant la tête pendant le transport, ce qui est bon signe après tout.

Il est interdit de toucher à un animal sauvage blessé (sauf si vous êtes un chasseur et que vous venez de lui tirer dessus bien sûr). Vous devez appeler la gendarmerie ou la police qui appellera ensuite le Garde Chasse. Ce dernier fera appel à un chasseur pour abattre le gibier (dans le cas d’un animal dit « chassable »). Si c’est une espèce protégée (comme les aigles), l’animal aura plus de chance, il sera transporté dans un centre spécial pour avoir les premiers soins. Concernant l’animal chassable, il devra être enterré. Bien souvent, le gibier est mangé mais ça, il ne faut pas le dire, vous n’êtes pas censés le savoir….

On va donc chez le vétérinaire. Une jeune femme sort du cabinet, ouvre le coffre et examine rapidement l’animal. « Il est en hypothermie (sans prendre sa température !), il est un peu blessé à la patte, il est assez jeune. Il fait peut être une hémorragie interne » . On lui demande ce qu’on peut faire. « Réchauffez-le, mettez-le près d’un radiateur et évitez de le stresser. Relachez le vite, dès qu’il ira mieux. » Elle ferme le coffre et rajoute « je n’ai rien vu. »

En effet, la loi oblige les vétérinaires à appeler un Garde Chasse si on leur ramène un animal « chassable » blessé, et la loi oblige à le soigner si c’est une espèce protégée.

Sur ce, nous appelons des amis qui habitent dans le coin depuis des années, ils adorent les animaux et connaissent tout un tas de gens. Ils nous parlent d’un centre qui accueille les animaux sauvages blessés en Bourgogne. Il est 10 heures du matin, nous les appelons, ils nous posent quelques questions sur l’animal (son état de santé, son âge approximatif) puis disent qu’ils vont joindre un de leur correspondant local. Quelques minutes après, ce dernier nous rappelle. Il habite à 7 km de chez nous et passera dans l’après-midi récupérer le chevreuil pour l’emmener au centre de soins des animaux sauvages.

chevreuil_voiture

Le chevreuil avant son départ pour le centre de soins de Bourgogne.

A 16h, notre rencontrons le correspondant en question et sympathisons rapidement. Il nous informe que le centre accueille et soigne plus de 1.000 animaux blessés par an : Lynx, aigles, hérissons, castors, la liste est longue. Il met le chevreuil dans sa voiture et nous laisse avec nos inquiétudes.

Si vous avez suivi toute l’histoire, vous vous demandez sûrement ce que nous avons fait du chevreuil entre 10 heures du matin et 16h de l’après-midi, sachant qu’il est strictement interdit d’accueillir un animal sauvage chez soi sous peine de lourdes amendes.

Est-ce que nous l’avons remis dans la nature quelques heures dans le froid ? Est-ce que nous l’avons accueilli chez nous pour qu’il reprenne des forces auprès du poêle ? Est-ce que nous l’avons confié au Garde-Chasse ? Bref, avons-nous été désobéissants pour sauver une vie animale ou pas ? Avons-nous décidé de porter assistance à un animal en danger malgré les lois qui nous l’interdisent ?

Ça, l’histoire ne vous le dira pas. Je vous laisse avec vos consciences et votre imagination pour broder le récit de ces quelques heures de la journée…

Tout ce que je peux vous dire, c’est que nous avons appelé le centre le lendemain matin non sans appréhension… Le chevreuil a-t-il fait une hémorragie interne ? Est-il toujours en vie ?

Un des soigneurs du centre nous rassure au téléphone : Le chevreuil a eu un léger traumatisme crânien et une blessure superficielle à la patte, il a été soigné et va bien. Il se tient déjà debout, alors que la veille, nous ne l’avions vu que couché. Il rajoute qu’il sera relaché dans la nature dans quelques jours (le centre veille à ce que les animaux restent le moins possible pour ne pas les stresser ou les habituer aux hommes) puis nous remercie vivement de leur avoir confié.

Bref, une vie a été sauvée. Je dirais même, une vie animale a été sauvée.

Depuis cette journée, je ne cesse de m’interroger sur tout cela. Pourquoi un animal sauvage blessé n’a pas autant de droit qu’un homme bléssé ? Pourquoi ne fait-on pas tout pour sauver des vies ? Pourquoi devient-on « hors-la-loi » quand on veut apporter assistance à un animal en danger ? (Et oui, on considère bien les animaux comme des biens meubles).

De quel droit un animal sauvage blessé est-il la propriété d’un garde-chasse ? (Qui est donc le seul à décider de son droit de vie ou de mort : un garde-chasse est un Empereur Romain des temps modernes en quelque sorte…). (Ah oui, plutôt que de parler pendant des heures du lobby de la chasse en France, laissez-moi vous rappeler quelques chiffres et informations :  En terme de nombre d’adhérents, la chasse arrive en deuxième place des sports les plus pratiqués derrière le football (source article Le Figaro), le Directeur de la fédération Nationale de la Chasse gagne 203.000 euros bruts / an soit plus qu’un Premier Ministre ! (source Buvette des alpages), l’année dernière, il y a eu 42 morts dans des accidents de chasse (source Buvette des alpages), bref c’est un lobby énorme et riche !)

Et vous, qu’auriez-vous fait à notre place ?

28 Responses to "Et vous, qu’auriez-vous fait à notre place ?"

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  1. Moukita

    6 mars 2014 at 11 h 25 min

    Ce témoignage m’a mis la larme à l’oeil, et je suis comme toi, indignée de cet excès de pouvoir absolument débile et immoral.
    Bravo à vous d’avoir bravé cet interdit qui n’a pas lieu d’être, j’aurai fait la même chose à ta place.
    J’ai grandi (et habite toujours) à la campagne, et je nourris toujours une vive haine contre les chasseurs. Sans vouloir tous les mettre dans le même panier (certains sont sans doute un peu moins bas du front), pour moi, des hommes qui élèvent une batterie de faisans pour les relâcher et les tuer (alors que ces oiseaux n’ont aucune connaissance de la vie sauvage), n’ont aucune dignité, et ZERO CORONES (cri du coeur ^^).

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    • Marie-France

      6 mars 2014 at 11 h 40 min

      En fait, on ne réfléchit pas trop dans l’urgence aux conséquences que peuvent avoir certains de nos actes, on pense bien faire et on se rend compte plus tard des abusrdités de certaines lois ! Ma haine pour les chasseurs grandit moi aussi depuis que je vis à la campagne et que je les cotoie… malgré moi !

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  2. Valea

    6 mars 2014 at 11 h 50 min

    Alors pour être honnête je ne me serais même pas inquiète de la loi! Nous avons eu le cas d’un chevreuil adulte mort dans notre haie mais ne sachant pas comment nous avions appelé la mairie, le garde-chasse suivant les communes c’est hyper complique, chez nous par exemple y en a pas, et ceux des communes voisines ne veulent pas s’en occuper….. Ça nous est déjà arrivé de recueillir des bestioles et on ne s’est pas pose de questions….je n’estime pas que nous faisons du hors la loi, qu’ils s’occupent d’abord des vrais criminels et on en reparlera après, d’ailleurs par chez nous personne ne trouve a redire sur le sauvetage  » sauvage » le maire le sait, c’est un chasseur et il utilise son bon sens avant la loi……

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  3. Zazimutine

    6 mars 2014 at 11 h 52 min

    Alors là je suis sciée! Je pense que j’aurais fait comme vous, par pure ignorance de ces lois. Et même maintenant les connaissant…
    Une jolie histoire qui finit bien, ouf!

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    • Marie-France

      6 mars 2014 at 13 h 23 min

      Oui tout est bien qui finit bien !

      Répondre
  4. Amélie

    6 mars 2014 at 11 h 55 min

    Bon ba voila, j’en ai les larmes aux yeux, c’est inadmissible, je ne connaissais pas du tout ces lois, je trouve ça tellement terrible, parce qu’un animal est « chassable » il ne mérite pas de survivre……. (Alors que si s’était un chien les choses auraient été complètement différentes ! Pourquoi cette discrimination entre les animaux?) Et pourquoi tant de désintérêt pour la vie tout simplement …? Une vie c’est précieux et pas seulement celle des humains…. ça me déprime… BREF

    PS: j’ai découvert ton blog depuis quelques jours et je l’adore, je l’ai lu entièrement, je suis assez admirative j’avoue, j’essaye aussi d’être le plus « green » possible et ton blog ne me motive que plus ! 🙂

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    • Marie-France

      6 mars 2014 at 13 h 14 min

      Bienvenue Amélie ! Pourquoi cette discrimination entre les animaux en effet ? Et je me demande maintenant pourquoi est-ce qu’on mange du veau et pas du chien ou des chats ?

      Répondre
  5. Caroline

    6 mars 2014 at 11 h 58 min

    Hé bien je ne savais même pas qu’il fallait appeler les autorités/le garde-chasse.
    Je sais qu’il est interdit de toucher ou déplacer certains oiseaux même morts, parce qu’ils sont protégés, mais j’ignorais parfaitement ces dispositions-là.
    Ma première idée aurait été en effet de l’emmener chez le vétérinaire. Ma première idée si j’avais eu connaissance de ces lois aurait été… de l’emmener chez le vétérinaire.
    Cette loi me choque vraiment (mais bon, je suis une sale végétarienne extrémiste aussi), et en même temps ce n’est pas vraiment surprenant. Merci le lobby de la chasse >:[
    Moi c’est simple, en ce moment je ne sors qu’avec un gilet jaune fluo, et le chien aussi. (D’ailleurs, saviez-vous qu’il y a plus de végétariens que de chasseurs en France ? et nous avons pourtant si peu de poids…)

    Répondre
    • Marie-France

      6 mars 2014 at 13 h 25 min

      Ah ça je l’ignorais côté chiffre végétariens / chasseurs. Il faudrait que les végétariens se regroupent d’avantage, ils font plus de bien que les chasseurs tout de même !!

      Répondre
  6. Elea

    6 mars 2014 at 12 h 26 min

    Magnifique histoire, merci!
    J’aurais fait comme toi, mais y aurait il eu un tel centre ensuite pour prendre en charge l’animal?
    Il FAUT désobéir quand on est persuadé du bien fondé de notre démarche, l’histoire l’a montré à plusieurs reprises.. Donc bravo, et ne changez surtout pas!

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    • Marie-France

      6 mars 2014 at 13 h 26 min

      Il existe de nombreux centres à travers toute la France qui accueillent les animaux blessés, il faut se renseigner sur le net 😉

      Répondre
  7. Delphine

    6 mars 2014 at 12 h 58 min

    Autant te dire que j’aurais agi exactement de la même façon que toi Marie.
    Je t’invite à découvrir (si tu ne le connais pas déjà) le sort ignoble et inhumain réservé en Espagne aux lévriers Galgos (http://www.unehistoiredegalgos.com/) utilisés pour la chasse au lièvre…
    Les photos et les récits rapportés sont insoutenables mais, selon moi, nécessaires afin de tenter de faire bouger les lois européennes.
    Vous avez fait ce qu’il y avait de mieux à faire!

    Répondre
    • Marie-France

      6 mars 2014 at 13 h 10 min

      Merci pour le lien Delphine ! Ignoble en effet ces histoires de Lévriers. L’homme est bien plus meurtrier et dangereux que le requin…

      Répondre
  8. chris

    6 mars 2014 at 13 h 43 min

    je l’aurais sorti du fossé et porté en l’absence de témoins et s’il s’était laissé faire dans un coin tranquille; puis je serais revenu plus tard avec du foin et de la paille!
    je suis chasseur et il y a des règlements qui me gonflent ;Chacun a le droit de ses sentiments vis à vis du monde animal sans pour autant stigmatiser.
    c’est comme cela que l’on peut vivre ensemble .

    Répondre
    • Marie-France

      6 mars 2014 at 13 h 46 min

      Merci Chris pour votre commentaire. Le vétérinaire et le centre nous ont par contre déconseillés de donner à manger ou / et à boire à un animal blessé.

      Répondre
  9. La fée Lili

    6 mars 2014 at 15 h 14 min

    Je ne connaissais pas toutes ces réglementations. J’aurais réagi comme toi, je l’espère, avec cœur et humanité. Bravo à toi !

    Répondre
  10. Vanessa

    6 mars 2014 at 19 h 17 min

    Un grand BRAVO à vous deux !
    Je me demande vraiment comment on peut pondre des lois aussi cruels, envers les être vivants !

    Répondre
  11. Melle Pigut

    6 mars 2014 at 20 h 56 min

    Je ne sais pas ce que j’aurai fait à ta place, mais j’espère que si une telle expérience m’arrive (ce que je ne souhaite pas, pauvre chevreuil) , je réagirai comme toi. Je ne penserai pas à la loi qui est incroyablement spéciste et mal faite, mais il est parfois compliqué de déterminer qui peut aider dans ces cas là…
    En tout cas bravo pour cette attention à un être qui avait besoin d’aide <3

    Répondre
  12. Warion

    6 mars 2014 at 23 h 43 min

    Bravo!
    Moi ce qui m’afflige dans tout ça, c’est que non, la loi est la même pour les homme: tu n’as pas le droit d’aider un sans papier… bref, juste une histoire arbitraire d’être dans la bonne case « tu as une vie descente où tu es du bétail… »
    Vive la désobéissance civile!

    Répondre
  13. Éoline

    7 mars 2014 at 0 h 35 min

    « Des superstitions politiques auxquelles il a été fait allusion précédemment, aucune n’est aussi universellement répandue que l’idée selon laquelle les majorités seraient toutes-puissantes. » Herbert Spencer

    J’aurai fait comme vous !
    Merci pour Elle
    La justice avant la loi
    La majorité n’a pas la toute puissance

    Répondre
  14. Ninon

    14 mars 2014 at 18 h 07 min

    Merci à vous pour vos décisions humanistes ! J’adore votre histoire .
    Je me moque des règlements en ce qui concerne les animaux , ils sont toujours considérés comme des meubles dans snotre législation ! Je n’écoute que mon coeur et mes connaissances médicales pour soigner au mieux les animaux que je trouve le long de mes tournées en campagne , je fais face aux chasseurs qui monopolisent la campagne au cours de leurs parties de jeu de petits soldats , je fais appel aux associations de sauvegarde des animaux et je ne me sépare de ma « bête » que quand elle est hors de danger , quel qu’en soit le prix . Et j’ai aussi en permanence dans ma voiture de quoi réchauffer et désaltérer un animal blessé !!! 😉

    Répondre
    • Marie-France

      14 mars 2014 at 18 h 13 min

      Bravo Ninon pour vos actions et discours, Brigitte Bardot peut aller se recoucher 😉

      Répondre
  15. grandmerefeuillage

    28 mars 2014 at 18 h 01 min

    Bravo pour cette action ainsi que pour tes conclusions très justes. Si seulement les gens étaient tous aussi responsables que toi!
    Et pour répondre à ta question, je pense que j’aurais souhaité faire exactement la même chose que toi!

    Répondre
  16. Oro Druin

    2 mars 2015 at 17 h 42 min

    Coucou!
    J’ai vu ton com chez Echos Verts. J’ai essayé une réponse mais j’ai eu des problèmes pour poster.
    En fait, le mieux à faire c’est d’abord de contacter les assos de protection de la nature, même s’il s’agit de gibier (jamais je ne passerai par gendarmerie, mairie ou pire encore, société de chasse ni même garde-chasse!!!). En tout cas si on a envie de sauver un tant soit peu l’animal en question… S’il s’agit d’une espèce commune dite domestique (pigeon par exemple) chacun est libre de l’amener chez un vétérinaire et d’y laisser ses deniers. S’il s’agit d’un animal sauvage, chassable ou non, il me semble que rien n’oblige à en faire obligatoirement cas aux autorités, sauf s’il y a éventuellement eu accident (assurances, tout ça tout ça). Le plus logique est de passer d’abord par l’association de protection ou par un centre de sauvegarde de la faune sauvage. C’est ensuite eux qui décideront de la suite et apporteront les informations nécessaires et au moins, ce ne sera pas d’emblée en défaveur de l’animal.
    Attention: un animal blessé peut être très dangereux!!! Coups, morsures, prises de bec (certains oiseaux blessés se pensant menacés peuvent sérieusement entamer les os d’une main, cas du gros-bec casse-noyaux) et transmissions de certaines maladies (salmonelles par des reptiles comme les tortues)… c’est aussi pour ces raisons que la détention est interdite je pense, entre autres raisons (dont le bien-être de l’animal lui-même).
    Ensuite sur le cas de « hors la loi » on part du principe que si personne n’ébruite la détention, on ne va pas pour autant finir en tôle ou payer une amende. Ça arrive d’ailleurs beaucoup plus souvent qu’on ne le croit que la faune sauvage soit recueillie par des particuliers qui ne sont absolument pas au courant de la loi, souvent avec beaucoup de pertes d’ailleurs puisqu’ils ne sont pas formés au sauvetage (+ ignorance des besoins de l’espèce), ça arrive hélas souvent avec les oiseaux. Enfin, il arrive que les centres soient complètement débordés, dans ces cas les bénévoles d’assos de protection doivent se débrouiller tout seuls, même si c’est dans l’illégalité, pour espérer sauver des espèces déjà suffisamment menacées.

    C’est vrai que tout ça est peu connu du grand public. Je le sais parce que j’ai été confrontée à un sauvetage en tant que particulier et fort heureusement j’avais déjà connaissance de l’existence des centres de sauvegarde de faune sauvage, j’en sais encore un peu plus depuis que je suis adhérente et bénévole à la Ligue de Protection des Oiseaux…
    Tu t’es posée et tu te poses les bonnes questions et tu as aussi agi comme il le fallait, dans l’intérêt premier de l’animal (et tout en te protégeant un minimum légalement). C’est à saluer!

    Répondre
    • Marie-France

      2 mars 2015 at 20 h 18 min

      Merci pour toutes ces précisions Oro Druin !

      Répondre
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