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09
Mar

Le doigt dans l’engrenage…

Parfois, j’aimerais ouvrir les yeux le matin et être à la place d’une autre. Vivre normalement, sans trop me poser de questions sur le sens de la vie, la provenance des aliments que j’ingère ou savoir comment dénicher des baskets écologiques pour mon fils de 3 ans. C’était d’ailleurs un peu la vie que je menais avant de devenir maman pour la 1ère fois. Commencer à mettre en pratique ses convictions écologiques, c’est mettre un doigt dans l’engrenage…

Soyons clairs, dans ma famille comme dans notre cercle d’amis (les anciens), nous avons vite été catalogués comme « les écolos (emmerdeurs) de service ». Attention, les relous débarquent, courons remplir notre frigo de produits bio avant qu’ils n’arrivent. Au début, on essaie de se faire discrets, puis on nous titille, on nous met devant nos contradictions (personne n’est parfait, il y a toujours des points à améliorer), on nous teste, on évoque des sujets sensibles en notre présence (genre gaz de schiste), bref on dit qu’on ne parle que d’écologie mais bien souvent, on nous a mis sur les rails… On passe pour des donneurs de leçons et les gens se sentent obligés de se justifier « Oh, mais moi je bosse comme une folle, je n’ai pas le temps d’aller acheter des fruits et des légumes au marché bio (sous-entendu, toi tu n’as pas de carrière, ni de responsabilités professionnelles à gérer).

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Au départ, j’ai commencé par me poser des questions sur notre alimentation, puis sur la toxicité des produits de notre entourage (cosmétiques, jouets des enfants, environnement), ensuite, je me suis rendue compte que mon (ancien) travail n’avait pas de sens, à présent, c’est chaque dépense qui passe au peigne fin. C’est un véritable engrenage ! « Non je ne peux pas acheter ça, ça a trop d’emballages en plastique, bonjour les déchets. J’ai envie de fraises… quoi ? Elles viennent du Maroc, non je ne peux pas, en plus ce n’est pas la saison. Cette robe me plait mais elle est fabriquée en Chine, laisse tomber » . Fred s’est même intéressé dernièrement à nos finances « notre banque est-elle éthique ? Que fait-elle réellement de nos économies ? » .

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Être écolo et mettre en pratique ses idées, c’est bien plus contraignant qu’on ne l’imagine. Parce qu’on se rend compte que chaque dépense est un acte militant. Même si au final on y gagne (en qualité de vie et santé), on se prend la tête pour pas mal de choses, je dois l’avouer. Et parfois nous appliquons à la lettre la devise des Shadoks « pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué », parce qu’on veut mettre en pratique nos idées et être en accord avec nos valeurs, ce qui sous-entend de ne pas céder à la facilité.

La plupart des gens ne se posent pas autant de questions. Ils s’en fichent de se nourrir d’OGM, de savoir que le morceau de viande qu’ils ont dans leur assiette provient d’un animal maltraité et abattu dans des conditions sordides, ou encore ils se fichent de porter des vêtements fabriqués par des petits ouvriers mal payés. Certains le savent… et puis l’oublient.

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Pour vous dire la vérité, depuis notre changement de vie, on a perdu pas mal d’amis, parce qu’on s’est aperçu que l’on n’avait plus grand chose en commun avec eux. Et passer du temps avec des gens qui éduquent leurs enfants de façon différente, qui mangent des plats préparés à tous les repas ou qui ne parlent que du boulot ou de leurs derniers achats, ça va un moment… On a beau essayer d’être ouverts, finalement à quoi bon passer du temps avec des gens avec qui vous ne partagez rien et qui ne vous apportent rien (et réciproquement) ? C’est bien d’avoir des goûts et des opinions différents, mais quand vous n’avez pas de valeurs communes, c’est toujours un peu compliqué de passer une semaine de vacances avec des « amis ». Vous y arrivez, vous ?

Dans son dernier livre, Isabelle Filliozat dit quelque chose de très juste « Lorsque nos actes sont en désaccord avec nos croyances, voire nos valeurs, cela nous plonge dans un malaise. Les psychologues nomment cela la « dissonance cognitive ». Lorsqu’il nous est difficile de modifier nos comportements, nous avons une forte propension à réoganiser notre pensée pour la faire coller à nos actes, les justifier. Savoir que le bio est meilleur pour la santé et ne pas acheter bio génèrent de l’angoisse. Accepter l’idée que le bio, c’est bon obligerait à regarder en face le fait d’avoir risqué d’intoxiquer ses gamins depuis des années… C’est impossible à accepter. C’est ainsi que les consommateurs préférent rester convaincus que le bio est mauvais, pour éviter d’affronter l’angoisse de la dissonance cognitive ».

Prendre conscience, accepter, c’est aussi se remettre en cause et faire des choix de vie.

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Tout cela pour vous dire que la seule manière de vivre en conscience et en phase avec nos convictions, c’est d’incarner l’exemple, comme le disait si bien Gandhi. « Be yourself the change…. »

PS : J’en profite pour faire passer un appel à témoin, en vue d’un documentaire qui sera diffusé sur France 2 dans le cadre de la conférence climat qui se tiendra en Novembre prochain à Paris, une journaliste recherche des familles qui ont fait le choix d’opter pour un mode de vie plus respectueux de l’environnement et qui sont en début de projet. L’idée est de suivre les différentes actions qui peuvent être mises en place lorsqu’on se lance dans un tel projet de vie, tant sur le plan des premiers éco-gestes évidents que sur celui de projets plus complexes qui nécessitent des appuis institutionnels et de la solidarité. Ces familles seront suivies pendant 6 mois, il faut donc qu’elles soient au tout début de leur projet de changement de vie, et qu’elles n’habitent pas dans le Sud / Sud-Ouest de la France. Si vous pensez correspondre au profil recherché, contactez Katia : katia.abdesselam@13productions.fr

* illustration couverture : Setsiri Silapasuwantchay

37 Responses to "Le doigt dans l’engrenage…"

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  1. Salycile

    9 mars 2015 at 19 h 26 min

    Bonjour,
    article qui me parle beaucoup. Je viens de mettre le doigt dans l’engrenage comme tu dis, et c’est de plus en plus difficile. J’ai l’impression que où que je regarde, rien ne va, qu’il y a de l’horreur (vis-à-vis d’autres humains ou des animaux), du poison, des choses mauvaises pour moi, pour nous, pour la planète.
    C’est très dur de confronter ça avec un mode de vie, des habitudes. Dur de faire un pas vers un « mieux » pour moi et pour le reste du monde, qui est petit mais important.
    Dur oui, mais pas insurmontable, pas irréalisable. Parfois, je me sens mal, j’ai l’impression qu’il faut que je change tout, et ça me panique, je ne sais pas comment faire. Alors je m’arrête, je me calme.
    J’ai envie de changer, de faire les choses autrement, mais je n’ai pas l’impression que je peux faire le grand saut tout de suite. Alors je commence petits pas par petits pas. A mon rythme, en faisant des erreurs, en régressant, mais toujours en essayant de faire mieux.
    Mais ça viendra, il y a déjà des choses qui sont en train de changer, je le vois, je le sens, et c’est encourageant.
    Une chose de sûre, je ne peux pas faire machine arrière, pas après avoir découvert tout ça. Ne reste qu’une chose, aller de l’avant, pour être en accord avec moi-même, car il n’y a que comme ça que je pourrais me sentir bien.
    Alors merci à toi, et à toutes les autres personnes sur terre qui sont là, qui ont déjà ouvert la voie, et qui encouragent sans juger pour qu’on les rejoigne.

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    • Marie-France

      9 mars 2015 at 20 h 51 min

      Les choses doivent se faire en effet petit à petit, c’est toujours difficile de changer ses (mauvaises) habitudes. Et c’est vrai que ceux qui ont déjà ouvert la voie nous montrent qu’il suffit de vouloir pour pouvoir !

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  2. Cat

    9 mars 2015 at 19 h 37 min

    Je suis comme toi. J’ai du mal à comprendre comment vivent les gens sans se préoccuper de rien. Consommer, consommer, c’est tout ce qui compte pour certains. J’ai aussi perdu des amies, faute de ne savoir plus de quoi parler avec elles, de ne plus rien partager en commun.
    C’est bien vrai qu’il est bcp plus simple de vivre en suivant le troupeau mais je ne le pourrais plus. Végétarienne, écolo, se soignant de manière naturelle, pratiquant la permaculture dans son potager, essayant de réduire au maximun ses déchets, mangeant bio ….. comme j’ai mal tourné aux dires de certains ! lol

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    • Marie-France

      9 mars 2015 at 20 h 52 min

      Merci pour ton témoignage, je me sens moins seule Cat 😉

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  3. Louise

    9 mars 2015 at 20 h 27 min

    Bonsoir,

    Qu’il est bon de lire tes articles!

    Ici je dirais que oui, manger bio c’est s’attirer les foudres…

    « Ah bah si t’as les moyens, pas moi… »

    « Pas le temps de faire les courses, c’est le drive et puis c’est tout. »

    Et puis ça fait un peu la nana parfaite et rabat joie, oui.

    Mais tant pis…

    Ceci étant parfois le pire ennemi contre le changement, c’est bel et bien nous. Je fais des entorses aux règles que je souhaiterais mettre en place, par exemple pour les vêtements des enfants (j’ai récupéré tellement de vêtements! Mais ils ne sont pas bios! Alors que faire? Je ne vais pas les jeter…).
    Je roule en diesel. On vit à la campagne, on a 4 enfants. Sans voiture, je ne m’imagine pas.
    Et la liste est longue…

    Je crois qu’il faut aussi -sans être trop complaisant envers soi même- pouvoir aussi être un petit peu souple.

    Concernant les proches, de loin en loin, on perd ceux qui ne sont plus essentiels.

    J’espère que ce n’est pas trop dur pour toi tout de même <3

    A bientot

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    • Marie-France

      9 mars 2015 at 20 h 58 min

      Les vêtements d’occasion sont tout autant écologiques que les vêtements bio : c’est du recyclage et ça évite pas mal de transport et d’utilisation de matiéres premiéres, donc ne pas culpabiliser par rapport à cela ! Ensuite je suis d’accord avec toi Louise, on ne peut pas renoncer à tout et au progrès, je connais des gens qui ont renoncé à la voiture, perso je ne me vois pas faire 25 km en vélo une fois par mois aller-retour pour faire mes examens à la maternité, surtout à 8 mois de grossesse. On a opté pour une hybride et une 100 % électrique, on peut toujours consommer « le moins pire », il y a toujours une meilleure option, plus écologique, plus respectueuse de l’environnement. Le tout est de se donner les moyens de la trouver…

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      • Louise

        9 mars 2015 at 22 h 02 min

        Je rêve d’une voiture électrique 😀 mais ça voudrait dire neuve et en version 7 places, je passe mon tour, clairement pas du tout du tout les moyens.

        Je ne suis pas pour la flagellation à outrance, simplement je me rends compte que je pourrais faire davantage d’efforts dans la limite de mes possibilités. Ton blog est là pour me le rappeler ^^

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  4. Marie laviesimpledemimi

    9 mars 2015 at 20 h 41 min

    Oui, ça m’est arrivé d’envier ceux qui ferment les yeux, et puis ça ne dure pas, je suis contente d’aller au bout de mes convictions 🙂
    Bises,
    Marie.

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    • Marie-France

      9 mars 2015 at 20 h 59 min

      Je te rassure, moi aussi ça ne dure pas, on est plus heureux quand on vit en adéquation avec ses idées 🙂

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  5. Emeline

    9 mars 2015 at 21 h 33 min

    Je me retrouve dans ton billet d’humeur, même si je n’en suis pas au même rouage de l’engrenage que toi. En ce moment, je suis en pleins dans la phase : se rendre compte qu’on a plus grand chose en commun. Seulement moi ce n’est pas avec les amis mais avec la famille…

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    • Marie-France

      9 mars 2015 at 21 h 37 min

      Ah oui ça ce n’est pas évident… Avec la famille on ne peut pas couper les ponts, il faut juste éviter certains sujets qui fâchent, enfin c’est mon avis !

      Répondre
  6. isabelle

    9 mars 2015 at 21 h 49 min

    Merci pour cet article!! Comme je me retrouve!!! Je passe pour une extra terrestre aux yeux de tous, mes parents ne m invite plus a manger depuis que je ss végétarienne …. Toujours les meme sujets que tout le monde mets sur le tapis, le bio, la perma, l écologie, l éducation, tout quoi puisqu on a été conditionne sur tout, et tout a l envers …. Et comme tu dis les sujets qu ils lancent eux, famille, amis … Et finalement disent qu on ne parle que de ca! Je me sens en tout cas moins seule depuis que j au découvert ton blog, je ressen exactement la même chose ! Ce combat et cette frustration quotidienne

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  7. Clo

    10 mars 2015 at 3 h 00 min

    Ton post tombe à pic.
    Je n’imaginais pas la souffrance animale qui remplit notre assiette. Quelques reportages plus tard je me dis que, pour la planète et ma santé aussi, il serait bon que je devienne végétarienne. Je suis déjà convaincue du bio. Mais pas facile de rencontrer des personnes qui soient dans la même mouvance pour se soutenir et progresser.
    J’ai été déjà choquée en ce début d’année par les meurtres notamment à Charlie Hebdo, comment les politiques et les médias les expliquent. J’ai l’impression que la politique de l’autruche est reine!
    Alors faire du mieux qu’on peut autour de soi, en douceur, pour soi et les autres, à son rythme, dans la non- violence.
    C’est bon de lire tous ces commentaires de personnes qui essaient d’apporter un peu de vrai mieux…. Merci de rayonner quelque part.

    Répondre
  8. Carole CR

    10 mars 2015 at 9 h 10 min

    Merci pour cet article, je me sens moins « folle » ^^
    Je suis dans cette transition, et malgré l’angoisse de mes anciennes habitudes, j’ai un sentiment de fierté, avec mon mari, d’y arriver petit à petit 🙂

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  9. Rosenoisettes

    10 mars 2015 at 9 h 40 min

    Ton article reflète tellement la réalité et un peu le sentiment que je ressens ces derniers temps, de plus en plus fort.
    C’est exactement cela, on essaie de vivre bien, de ne plus être imbriqué dans le système de cette société de consommation où la raison et qualité se sont envolés. On essaie d’être raisonné mais, toujours, les autres nous barrent la route et n’essaie pas de comprendre, ou, oublient, puis essaient de nous remettre en question alors que c’est leur mode de vie qu’ils devraient changer, pas le notre.
    On se sent au final comme endoctriné par cette société et on en devient les méchants qui remettent tout en question… Quelle tristesse !
    Mais on ne lâchera pas ^^

    Répondre
  10. Xavier Hesse

    10 mars 2015 at 12 h 13 min

    Marie et Fred, vous avez fait un choix de vie courrageux et salutaire, mais vous avez aussi touché la dificulté à ‘évangéliser’ les esprits, j’en suis désolé pour vous: savoir que l’on a raison et ‘ramer à partager ses idées’ et plus que frustrant!
    Votre choix de Vie corespond à un besoin de ce monde ‘Post Moderne’, vous nêtes pas tous seuls preuve en est ce blog nourri.
    Il m’arrive, pendant que vous galérez à chercher à vivre selon vos choix, d’aller au contact des plus démunis de ce monde ‘Post Moderne’: les Sdf, lors de Maraudes avec la Protection Civile. Et il y a une chose dont je suis fier pour la France: on ne peut pas (encore) mourir de faim en France, et ceci en grande partie grâce aux éxédents de notre agriculture intensive. Alors pour tous ceux-là acceptez que ces changements nécessaires de mode de Vie prennent un peu de temps. Ca ne va pas assez vite, mais grâce à des gens comme vous, ça avance et ça prend forme. Merci pour tous ceux (je peux vous l’assurer) qui ont encore besoin des éxédents! Biz (Nb: quand je suis allé en Chine, je n’ai pu m’emepêcher de me demander comment les responables de ce pays pouvaient faire pour s’assurer que 1md d’habitants pourraient manger à leur faim chaque jour! Bravo à eux!)

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  11. Squirrel

    10 mars 2015 at 13 h 52 min

    Je me reconnais également totalement dans cet article. Dur dur de vouloir simplement vivre selon ses convictions quand on est jugé de toute part. Vouloir faire pousser mes légumes ou militer pour les causes qui me tiennent à cœur, c’est absolument incompréhensible pour mon entourage… Il faudrait se taire et bien obéir à son gentil patron pour toucher son petit petit salaire qui permettra de s’offrir le dernier téléphone high-tech… Merci mais non merci !!

    Mais nous ne sommes pas seuls et nous vaincrons !! o/ La révolution silencieuse est en marche, nous sommes nombreux.ses à changer nos modes de vie pour aller vers du mieux pour nous et surtout pour la planète.

    Et là où les autres ne comprennent pas, c’est que ça nous fait du bien et ça nous rend plus heureux…

    Et je tiens à dire qu’il faut que les gens comme nous fassent des gosses pour les éduquer dans cette optique de respect de toute forme de vie, c’est la génération de demain, elle en bavera (encore) plus que nous mais il faut absolument qu’elle soit « éveillée » !!! 🙂

    Répondre
  12. Séverine Herbio'tiful

    10 mars 2015 at 13 h 55 min

    Bonjour,
    Merci pour cet article dans lequel je me retrouve à 100%.
    J’ai pris le parti de suivre mes rêves et de vivre selon mes convictions sans me soucier du regard des autres, même si parfois, ce n’est pas facile…
    Bonne journée.

    Répondre
  13. Veggie yogi

    10 mars 2015 at 14 h 02 min

    C’est la première fois que je laisse un commentaire alors que je lis assidûment votre blog que j’aime beaucoup. Juste pour vous dire que je me reconnais totalement dans ces propos. J’ai moi aussi perdu pas mal d’amis (j’en ai rencontré d’autres qui partagent davantage mes valeurs), à tel point qu’au bout d’un moment on finit par se demander si on est « normal »… Et il y a des fois (bien souvent) où j’aimerais débrancher mon cerveau pour arrêter de me demander si je peux acheter de l’avocat ou pas parce que ça vient de loin ou si je fais le trajet de 30 minutes aller pour aller au seul magasin bio où je trouve des produits en vrac, etc… Je vous comprends donc totalement! Si vous habitez Paris et que vous souhaitez rencontrer des gens avec les mêmes valeurs, je serai ravie de faire votre connaissance!!

    Répondre
  14. Catherine

    10 mars 2015 at 14 h 07 min

    Quel joli billet d’humeur, plein de bon sens et de sensibilité !
    C’est vrai qu’il est parfois fatigant de se poser des questions en permanence et de remettre en question des choses que l’on prenait pour de l’acquis …on voudrait débrancher la machine de temps en temps et la mettre sur  » pause » !!!
    Mais quelle satisfaction de maîtriser ses choix, son quotidien , de ne pas être dans les standards qui tuent la créativité, de ne pas être un mouton docile et sans imagination ni réaction ! C’est ce que j’apprends à mes trois filles :  » prenez toujours du recul par rapport à l’info brute, soyez curieuses, analysez et décidez en votre âme et conscience , même si cela sort des normes. »
    C’est vrai que c’est un engrenage : on commence par la nutrition et le bio, on découvre un monde d’une richesse incroyable et petit à petit on rencontre d’autres ramifications :la santé, la naturopathie, la méditation, l’écologie, le développement durable …c’est passionnant ! Et notre regard évolue , on se forge de nouvelles convictions que l’on essaie de partager avec ses proches, avec plus ou moins de succès !
    Je crois beaucoup dans le partage, l’échange et je me dis qu’à force de me voir pleine de vitalité, de zénitude et d’énergie, mes proches vont surement  » chopper » le virus …c’est mon côté optimiste!
    En tout cas ce nouveau monde permet de rencontrer des gens passionnants et  » riches » , dont vous faites partie ….merci à vous et continuez !

    Répondre
  15. Céline

    10 mars 2015 at 16 h 10 min

    Marie-France, merci, merci beaucoup pour ce billet où je me retrouve vraiment !
    Ça fait tellement du bien de te lire, je me sens moins seule et les commentaires d’autres personnes m’encouragent à continuer sur cette nouvelle voie… Un pas à la fois, j’opère des changements « en conscience » dans ma vie pour aller vers plus de respect de mon environnement et de moi-même. Et c’est loin d’être facile en effet !
    La montagne à gravir me paraît tellement haute et grande parfois… j’ai l’impression que je n’en verrais jamais le bout !
    Pour la question des amis et de la famille, étant donné que je vis loin d’eux, je n’ai pas à leur parler de ces changements au quotidien… je glisse un mot quand la conversation s’y prête, par ci par là, ou si on me pose des questions… c’est encore déstabilisant pour moi, je me sens fragile et facilement ébranlée et je suis encore mal à l’aise avec le fait de devoir me défendre ou justifier ces choix.
    Bref, merci encore pour ton témoignage !
    Bonne semaine !

    Répondre
  16. lachouxfleur

    10 mars 2015 at 21 h 21 min

    un très bon article, je me reconnais exactement dans les différentes étapes. à la fois dans les bizarres débarquent à la maison …ou le test pendant les discussions
    et tout le reste!
    Parfois , il faut aussi y aller petit à petit. En ce moment, je laisse certaines choses de coté pour ne pas couler sous tous les changements à engager.

    J’adore l’explication de la dissonance cognitive!
    Je le constate avec les agriculteurs conventionnels avec qui je travaille actuellement : Ils savent que les produits phyto sont mauvais, ils constatent bien que des agriculteurs ont des problèmes de santé, cancers, maladie de charcot…etc. Ils sont d’ailleurs souvent malades (maux de tête, problème digestif) lorsqu’ils appliquent des insecticides au printemps….mais ils continuent. Et pour plusieurs raisons:
    1/ ça rapporte du fric. Les produits phytos garantissent un rendement maximum malgré tout.
    2/ ils savent pas comment faire autrement
    3/ c’est très compliqué de changer et ça peut couter assez cher en investissement de passer à la bio, rien que pour des petits détails agronomiques, ils ne changent pas car ça demande une organisation différente et donc ça fatigue d’avance!
    et surtout
    4/ inconsciemment, tu as raison, si ils s’avouent que les produits phytos c’est de la merde, beh, ils s’avouent qu’ils ont empoisonné l’alimentation et l’environnement depuis des années…et ça c’est dure à avaler, car malgré tout ils croient en leur métier!
    Donc merci, je peux mettre un mot sur ce fonctionnement psychologique!

    J’aurais bien été intéressé pour le reportage…Mais c’est un peu complexe déjà de combiner tout ça!

    à bientot

    Répondre
  17. Charlotte

    11 mars 2015 at 7 h 09 min

    Je te comprends tellement. On se dit souvent ça avec mon mari : si nous n’étions pas au courant de tant de choses, serions-nous plus heureux ? La vie serait plus simple, c’est vrai. J’ai parfois de la nostalgie lorsque je pense à mes après-midi shopping, et que je revenais avec de nouvelles jolies petites robes. Pourtant, si ma vie est plus compliquée maintenant, je me sens plus heureuse : heureuse de me sentir progresser, d’apprendre de nouvelles choses et d’avoir trouvé un but à ma vie : celui de faire le bien, de prendre soin des gens, des bêtes. Je pense que nous pouvons aussi remercier Internet qui nous aide à nous serrer les coudes, entre « écolos », lorsque nous nous sentons seuls dans nos combats !

    Répondre
  18. Selenwe

    11 mars 2015 at 10 h 08 min

    Bonjour,

    Comme c’est vrai tout ce qui est dit plus haut!

    Je commence tout juste à appliquer mes principes écolo dans ma vie quotidienne (mail envoyé pour l’appel à témoins 😉 ) mais je me retrouve déjà dans ce billet d’humeur.

    Pas tant à cause de mes amis: certains acceptent et ne posent pas de questions, d’autres sont dans une démarche similaire à la mienne (mais pas aussi poussée je crois 🙁 ) et les dernier ont compris qu’il fallait arrêter d’attaquer sur le sujet, bien que cela ne nous empêche pas d’avoir des discussions animées. De ce côté là j’ai donc de la chance.

    C’est plutôt au travail que j’ai remarqué ça: lors d’un déjeuner avec un des client pour laquelle nous travaillons, commander une salade végétarienne sans oeuf durs (merci les poules carrées sans plume ni bec) c’est immédiatement passer pour l’écolo-relou-qui-va-nous-mettre-des-pistes-cyclables-et-des-couloirs-bus partout, sans qu’on te laisse la chance de t’exprimer. Ca ne passe pas par des mots, mais par un regard incrédule et fermé, un soin absolu à ne pas en parler mais à quand même insister pour qu’il y ait des oeufs ou du fromage dans ma salade. Non merci ce n’est pas essentiel à ma survie.

    Une autre chose qui me vient à l’esprit, c’est quand je suis dans les transports en commun et que je regarde tous ces gens autour de moi. Je me demande comment est la vie pour eux, comment ça se passe dans leur tête et dans leurs systèmes digestifs. Tous ces enfants avec un soda ou un happy meal dans les mains, ces gens qui mangent des plats tout préparés le midi, qui prennent leur voiture pour un trajet de 12 minutes à pieds… Je les regarde et c’est vrai que je me sens bien seule, sur mon siège de RER.

    Du coup je me tourne vers la blogosphère et envisage même de créer ma petite page pour pouvoir partager des éléments de ma vie qui commence à être bien compliquée, histoire de trouver échos, soutiens et aide.
    Du coup merci d’être là pour me / nous montrer que je ne suis pas toute seule et que tout cela fait sens, même si personne dans mon entourage (ou presque) ne comprend très bien où je veux en venir!

    Bonne continuation!

    Répondre
  19. Lucile

    11 mars 2015 at 12 h 25 min

    Je comprends ce que tu ressens également car je commence petit à petit du haut de mes 23 ans à me poser pas mal de questions sur ce que je consomme, ma qualité de vie, cette société ultra consommatrice…. De mon cercle d’amis je suis la seule qui fasse « attention » je n’ai pas le dernier portable a la mode, les dernières chaussures tendance, je ne dépense jamais mon argent de façon irraisonnée. Alors oui du coup je passe pour la « radine » et la « roots » mais ça m’est égal qu’on pense ça de moi car je vis très bien avec ces convictions là. Tout comme je respecte les personnes qui ne pensent pas comme moi parce que chacun est libre de penser comme il veut. Je pense que les gens jugent beaucoup le bio parce qu’ils n’ont pas conscience des dangers des produits qu’ils ingèrent, c’est une question d’éducation, d’ouverture d’esprit… Je parle à mes amis de solutions alternatives aux médicaments, les huiles essentielles par exemple, des mots qu’elles n’avaient jamais entendues… C’est dur et long d’éveiller les consciences mais il ne faut pas y renoncer !

    Répondre
  20. kaferlein

    12 mars 2015 at 10 h 30 min

    Ah !!! On y passe tous je crois à toutes ces questions et ces doutes.
    Moi, je suis contre le prosélytisme ! Je me suis pris la tête au début à essayer de convaincre mes parents de changer, ça finissait en drame.
    Je ne comprenais pas pourquoi ma manière de vivre leur donnait des boutons, tout y est passé : « tu n’es pas une meilleure mère qu’une autre », « tu crois que tu garderas ton mari en fabriquant tes produits ménagers », « tu ferais mieux de prendre soin de toi (cad me maquiller, faire du sport en salle etc) que passer du temps à faire les goûters de tes enfants », « les gourdes à compotes réutilisables, tu penses que c’est vraiment hygiénique ? C’est en plastique aussi tu sais !!! ».
    Et puis, un jour, fatiguée de pleurer et de me rendre malheureuse, j’ai réalisé que c’était tout simplement trop dur pour eux, ça revenait à dire que ce qu’ils font eux est à jeter, qu’ils ont tord sur toute la ligne alors que comme moi, ils avaient essayé de faire le mieux possible.
    Notre relation est maintenant apaisée : je n’aborde aucun sujet qui concerne ma manière de vivre, je mange ce qu’ils préparent sans faire de commentaire et je les laisse faire ce qu’ils veulent avec mes enfants. Ce n’est pas du renoncement, c’est de l’investissement efficace de mon énergie. Je ne veux pas perdre l’espoir à me casser la tête contre des murs. Je garde mon énergie pour trouver des solutions qui conviennent à mon couple et mes enfants au quotidien.
    Bon courage à tous et toutes sur ce chemin…

    Stéphanie

    Répondre
    • Marie-France

      12 mars 2015 at 10 h 39 min

      Merci Stéphanie pour ce témoignage, j’en arrive à la même concluison : il ne faut pas essayer de vouloir changer les gens et leurs habitudes, cette prise de conscience doit venir d’eux-même… Mais montrer l’exemple peut faire naître certaines vocations 😉

      Répondre
  21. Claire

    16 mars 2015 at 12 h 08 min

    Pour moi, j’essaie d’avancer doucement dans le changement en prenant le temps de digérer chaque évolution de notre vie. Je dissocie plusieurs domaines de changement : ce qui touche à la santé, ce qui touche à l’éducation des enfants et ce qui concerne « mon bilan carbone ». C’est sur ce dernier point que je me laisse plus de souplesse en ayant bien en tête les ordres de grandeur. Cela permet de mieux relativiser. Je n’ai longtemps pas parlé de ces problématiques avec mon entourage mais aujourd’hui suite à des discussions en douceur, j’ai des amis qui se sont mis à manger bio, à réduire leurs déchets et surtout mes livres d’Isabelle Filliozat passent de main en main y compris par les amis mon mari ! Quelle joie ! Merci pour tes articles qui me nourrissent jour !

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  22. CécileD

    21 mars 2015 at 13 h 13 min

    Bonjour,
    Nous aussi nous commençons à aborder un changement dans notre famille. D’abord par l’alimentation (paléo, produits bio, amap, ruche etc), la vie de tout les jours (savons, maquillage, dentifrice) et nous commençons à nous intéresser à la permaculture (mon mari vient de s’acheter un bouquin). Alors c’est vrai qu’on nous regarde d’un drôle d’oeil dans la famille et parmi les amis et collègues de travail. Donc je finis par ne plus en parler qu’avec les gens qui y sont sensibles… Et comme pour d’autres commentaires, je lâche du lest quand je suis invitée afin de calmer les tensions et ne pas gêner nos hôtes notamment pour les repas… Déjà mes enfants ont notre exemple sous les yeux et à leur âge (8 et 5 ans) ils sont à même de comprendre et d’intégrer pleins de choses. Ils sont très sensibles aux sujets concernant l’environnement, la santé… J’espère leur faire passer un message qui leur sera profitable !

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  23. Ned

    23 mars 2015 at 17 h 59 min

    Tous les êtres humains trébuchent un jour sur la vérité. La plupart se relèvent rapidement, secouent leurs vêtements et retournent à leurs occupations, comme si de rien n’était.
    W.CHURCHILL
    Être là et l’exemple se fait tout seul avec le temps …qui nous paraît long …à nous !

    Merci de votre exemple à vous .

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  24. Delphine L.

    26 mars 2015 at 14 h 01 min

    Ouh comme il me parle cet article !!! C’est effectivement dur au début de se sentir jugée, mais j’en ai pris mon parti… Je « fais mes trucs d’écolo » ouvertement, sans discours moralisateur, et j’assume mon statut d' »excentrique », ceux que ça intéresse me pose des questions, auxquelles je répond toujours de manière très enthousiaste et en précisant bien que tout cela ne s’est pas fait du jour au lendemain et qu’il faut, lorsqu’on souhaite s’informer sur tous les méfaits qui nous entourent, garder à l’esprit qu’on ne peut tenir sur la durée qu’en y allant progressivement et en tenant compte de ses contraintes propres car j’ai pu observer que si l’on est trop frontale (les problèmes liés à la nourriture conventionnelle, les produits toxiques ménagers, le manque d’éthique des vêtements etc..) ça fait peur au gens, ça parait insurmontable et effectivement c’est très culpabilisant – merci je peux désormais mettre un terme sur cette réaction somme toute logique et plutôt saine qu’est la dissonance cognitive ! – donc j’essaie d’être toujours dans la bienveillance et le respect d’autrui.
    Une dernière chose, tout comme les amis, on peut se couper de sa famille quand la relation devient trop toxique, il n’y a pas d’obligation à subir une relation qui nous fait du mal hormis une norme établie par une société dont visiblement nous refusons déjà pas mal de standard… Je vais beaucoup mieux depuis que j’assume ça aussi 🙂

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  25. Di-Day

    1 avril 2015 at 14 h 55 min

    Ton article colle tellement bien à ma vie, c’est rigolo !
    Je suis dans la rédaction de nouveaux articles sur mon blog qui ne correspondent pas tout à fait à « ma ligne édito » habituelle. Mais je ne peux plus me taire!! (lol) Au boulot, les gens ouvrent de grands yeux quand je leu dis que oui, des fois je mange du mc do, je suis l’écolo de service et j’emmerde tout le monde à prendre une tasse au lieu d’un satané gobelet en plastique dans la machine à café!! j’aurais sans doute pu coller au profil, quoi que bien avancé dans mon projet de vie saine, mais je n’ai pas de tv, ce serait vraiment hypocrite de ma part! haha! Je ne supporte même pas les reportage où j’ai toujours le sentiment qu’on nous prend pour des neuneus… Merci encore pour ce chouette article!

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  26. Pingback: Consommer moins – Vivre plus |

  27. Plumplum

    4 avril 2015 at 16 h 14 min

    Bonjour,

    Je regrette que cet article soit si teinté de véhémence réciproque entre les valeurs que tu souhaites incarner, et ceux qui ne les partagent pas..
    Un choix de mode de vie n’oblige pas à porter de jugement intransigeant (de part et d’autre) sur « les pas comme nous ».
    Si avoir des convictions revient à être donneur de leçon, la dimension humaniste de ton combat perd en noblesse.
    Discuter avec des personnes avec qui nous sommes en désaccord, est bien souvent plus enrichissant pour les deux parties que de rester sur des certitudes que l’on se jette aux visages.
    Les gens ont conscience de la nécessité de changer de mode de consommation de façon plus au moins affirmée. Peut être que constater que certains sautent le pas, les met face à leur propre contradictions, d’où la recherche des nôtres. Histoire de dire que « toi aussi avec tes légumineuses et ton tofu t’es pas irréprochable ».
    Reflex instinctif et primitif mais tellement humain consistant à pointer l’erreur de l’autre plutôt que de comprendre et éventuellement tenter de corriger la sienne…
    Dire que cela prend du temps, c’est vrai, après c’est un choix, et un choix cela se respecte même lorsqu’on n’est pas d’accord, ça s’appelle la liberté individuelle.
    Je me permets de rappeler que consommer bio et faire des choix éco-responsable reste bien plus couteux que la consommation traditionnelle et que cela n’est pas à porter de toute les familles… c’est une réalité, ne l’oublions pas.

    « incarner l’exemple »…
    Un peu trop démagogique et condescendant tout ça… dommage… car ce site est au demeurant intéressant et instructif

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    • Marie-France

      5 avril 2015 at 21 h 02 min

      Plumplum, merci pour votre commentaire. Je sais que de passer du temps (bénévole) à alimenter un blog, c’est s’exposer aux critiques. C’est votre droit. Je trouve cependant que vous prenez un peu des raccourcis, sans me connaître personnellement, c’est bien dommage ! Qui, entre vous et moi, juge l’autre ?!?
      Pour rappel, le thème de ce billet était « la difficulté de mettre en application nos convictions », quand on choisit de consommer différemment. L’idée n’était donc pas de dire « ce que je fais est parfait, les autres agissent mal » mais « aller au bout de ses convictions et sortir de notre zone de confort implique certaines difficultés ».
      Ensuite, consommer bio n’est pas plus cher que consommer non-bio, tout dépend de ce que vous consommez. Si vous faites vos courses au supermarché, que vous achetez des produits finis, c’est sûr que ça va vous coûter cher. Pour moi, manger bio, c’est sortir des circuits traditionnels, consommer moins, mieux, cuisiner plus, local, moins de viande, plus de fruits et légumes de saison. Le budget alimentation mensuel moyen des Français est de 389 euros, avec cela vous pouvez manger de bons produits bio plutôt que de pousser votre caddie dans un supermarché. Tout est une question de choix. When there’s a will there’s a way ! Mais je m’éloigne du sujet…
      Pour moi, « incarner l’exemple » n’est pas démagogique ni condescendant. Je ne me sens pas supérieure à qui ce soit (c’est bien mal me connaitre). Je dis juste que je fais en sorte chaque jour de mettre en pratique mes convictions, je suis en phase avec mes valeurs et cela me rend heureuse, même si ce n’est pas facile à vivre au quotidien.
      Je rencontre et discute chaque jour avec des gens qui ont des opinions différentes des miennes et tout se passe très bien je vous rassure, je ne donne pas de leçon ni même ne jette des certitudes aux visages des autres. Gardez donc en tête cette belle citation « LA VÉRITÉ EST UN GRAND MIROIR TOMBÉ DU CIEL QUI S’EST BRISÉ EN MILLE MORCEAUX, CHACUN POSSÈDE UN TOUT PETIT MORCEAU MAIS PENSE DÉTENIR TOUTE LA VÉRITÉ. ” Rùmi

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  28. GreenerDaddy

    24 avril 2015 at 9 h 46 min

    Bonjour, ici aussi on a mit le « doigt dans l’engrenage ». On va à notre rythme et avec nos moyens.
    Bel article
    Au plaisir

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  29. Adeline

    19 juillet 2016 at 19 h 26 min

    C’est un très bel article.
    Je crois personnellement que j’ai le doigt pris jusqu’au coude. Et c’est toujours très douloureux de côtoyer des gens qui ne l’ont pas. Quand ma propre Maman me propose des nectarines pas bio, j’ai pas envie de la blesser, mais par conviction je ne peux pas les manger…
    Je n’ai pas encore d’enfant, mais je me prépare déjà à leur offrir un monde meilleur.
    Merci pour cet article

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