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Juin

Cueillette et cuisine des plantes sauvages

Je ne sais plus depuis quand exactement je m’intéresse aux plantes sauvages. Je n’en connais que quelques unes de comestibles et je vis en pleine campagne, aussi je ne suis jamais rassasiée. Surtout quand je cours le long des chemins verdoyants, où j’en croise un très grand nombre : je me demande toujours si on peut les déguster et à quelle sauce !

Berce_blog

Les feuilles de berce se consomment comme les épinards, en tempura c’est un délice !

On peut se former tout seul à la cueillette sauvage, il existe d’ailleurs de nombreux ouvrages sur ce thème (dont ceux de François Couplan), mais si on est novice en la matière, autant participer à des stages de cueillette sauvage avec un initié, afin de savoir reconnaitre les plantes sauvages les plus communes et surtout, afin de prendre confiance en soi.

Ferme_de_la_Marliere

Les tentes de trappeur de la ferme de la Marlière sont situées dans un magnifique jardin

C’est ainsi que j’ai fait la connaissance d’Hélène, qui gère avec son mari la Ferme de la Marlière en Bourgogne du Sud. En plus d’avoir des chambres d’hôtes (en tente) et de faire table d’hôtes, elle organise plusieurs fois dans l’année des stages de cueillette et de cuisine sauvage dans son magnifique domaine et, en plus d’être une belle personne, elle est passionnée par les plantes et en connait un rayon !

Lampsane_blog

La lampsane commune, dont les jeunes feuilles se consomment en salade

Hélène a sa propre tisanerie et un magnifique jardin dans lequel poussent des roses, de l’origan, de la tanaisie, des blettes, de l’onacre et j’en passe.

cueillette_sauvage_bourgogne

J’ai de la chance, Hélène habite à moins de 15 km de chez moi, c’est vous dire si c’est un excellent guide pour découvrir le biotope de ma région !

Mauve_blog

La mauve, une fleur antioxydante et anti-inflammatoire

J’ai donc eu la chance de faire deux stages avec elle, un pour cueillir une tisane « santé et bien-être » qui a duré quelques heures, un autre qui s’est étendu sur la journée, nous avons passé deux heures à cueillir, à différencier les plantes comestibles et à nous balader, puis 3 heures à cuisiner, à déguster et à papoter.

Reine_des_pres_blog

La reine des prés, un dépuratif anti-inflammatoire qu’on boit en tisane (fleurs).

J’ai ainsi découvert l’épiaire des bois, le chénopode blanc, le plantain, la petite oseille, l’angélique du jardin, la consoude, l’alliaire, la lampsane et j’en passe.

Ferme_marliere_stage_cueillette_sauvage

A droite, Hélène nous montre comment cuisiner les plantes sauvages que nous avons cueillies ensemble dans la matinée.

Nous avons cuisiné et dégusté : une tempura de feuilles de consoude, d’amarante et de berce, un soufflé d’épiaire des bois, un pesto (orties, plantain, feuilles d’alliaire et noisettes) et un fondant au chocolat et aux feuilles de tanaisie ainsi qu’un apéritif à base de vin blanc et sirop de sureau.

stage_cuisine_ferme_marliereLe fameux fondant au chocolat aux feuilles de tanaisie et le sirop de fleurs de sureau qu’Hélène confectionne et vend dans sa ferme.

Pour moi, la cuisine sauvage permet un retour aux sources, c’est un moyen de vivre en harmonie avec la nature tout en découvrant de nouvelles saveurs (les fleurs de bourrache en photo ci-dessous ont un goût d’huître par exemple, ce qui est assez surprenant).

Bourrache_blog

C’est tellement triste de se dire que la nature nous offre généreusement des plantes et des fleurs gorgées de nutriments et que nous ne savons (plus) en profiter ! J’adore pourtant l’idée que les forêts, les champs non cultivés et les chemins de campagne sont des « marchés à ciel ouvert ».

stage_cuisine_sauvage_bourgogne_1

Tout pousse en abondance, tout y est gratuit ! Mais nous ne savons plus reconnaitre ces plantes sauvages, alors que nos ancêtres en consommaient énormément.

cuisine_plantes_sauvages

Tempura de consoude, berce et amarante. J’ai adoré cette recette (surtout les feuilles de berces ultra-fondantes !).

D’ailleurs, on oublie de préciser que dans les fameux régimes des centenaires (Okinawa, Crète, etc.), ces hommes et ces femmes qui vivent en bonne santé jusqu’à plus de cent ans consomment énormément de plantes sauvages qu’ils cueillent sur leurs îles.

cuisine_sauvage_stage

Soufflé d’épiaire des bois et pesto aux plantes sauvages

Dans la fleur au fusil, George Oxley évoque que durant la guerre de Sarajevo, les habitants assiégés ont survécu grâce à 92 plantes sauvages qu’ils ont consommé pendant 4 ans. Et si demain le monde capitaliste s’écroulait, pourrions-nous survivre sans supermarché ?

Consoude_blog

Les feuilles de consoude se consomment comme les épinards et ont un goût léger de poisson

La cueillette sauvage permet donc d’être moins dépendant des commerces environnants et de vivre connecté avec la nature. Respecter les saisons, observer comment la nature change au fil des mois, préparer certains repas en fonction de ce que Dame Nature aura à nous suggérer…

stage_marliere_cueillette_sauvage

C’est aussi un beau cadeau offert à mes enfants : transmettre ce que j’apprends, les initier très tôt à la cueillette, se promener avec un panier, revenir à la maison avec des petits trésors verts et les cuisiner ensemble avec amour. Bref, cultiver des petits bonheurs simples… Et leur montrer que ces derniers sont à portée de main !

Chenopode

Le chénopode blanc, riche en vitamine A et C, B6, B2 et E et en calcium

Et vous, connaissez-vous les plantes sauvages comestibles ?

Quelles sont celles que vous consommez régulièrement ?

15 Responses to "Cueillette et cuisine des plantes sauvages"

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  1. DUFEUTRELLE bérangère

    26 juin 2016 at 8 h 12 min

    Coucou,
    Merci pour cet article, j’aimerais beaucoup mieux connaître ces plantes, en plus, elles sont souvent « soigneuses » . bonne journée

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  2. A l'ombre du cactus

    26 juin 2016 at 12 h 01 min

    Ton article est très inspirant, merci de partager ton expérience et ton ressenti 🙂 Pour ma part, j’aimerais également apprendre à connaître toute cette richesse oubliée

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  3. Échos verts ❀ Natasha

    26 juin 2016 at 13 h 39 min

    J’ai également eu la chance de suivre une formation sur la reconnaissance et la cuisine des plantes sauvages durant 3 jours le mois dernier et j’ai trouvé cela passionnant… je ne regarde plus la végétation autour de moi de la même façon depuis ! Je vois de quoi me nourrir et me soigner partout, c’est fabuleux !

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    • Marie-France

      26 juin 2016 at 20 h 32 min

      Ah super, en trois jours tu as dû en voir des choses !

      Répondre
  4. Bonniel Florence

    26 juin 2016 at 16 h 18 min

    superbe cet article , quel dommage que ce soit si loin de chez moi (Marseille)…

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  5. kat de cheapbutchic

    26 juin 2016 at 21 h 26 min

    j’ai depuis un moment très envie de faire une initiation de ce type. On est en pleine campagne aussi et pour le moment je me contente de ramasser ce que je connais … châtaignes en automne, cynorhodons en hiver, , girolles en ce moment , fleurs d’acacias le mois dernier , prunelles et mures bientôt en fin d’été .

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  6. Amélie

    26 juin 2016 at 21 h 46 min

    C’est une très belle initiative ce retour à la nature. Mon mari me dit depuis des années qu’il souhaiterait apprendre à connaitre et cuisiner les plantes sauvages…C’est une richesse inestimable à côté de laquelle on passe sans s’en rendre compte !

    Hélène aurait-elle une personne à nous conseiller dans la région des Pays de Loire ? La Bourgogne du Sud est un peu trop éloignée pout nous qui vivons dans la région nantaise !

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  7. Pauline

    27 juin 2016 at 8 h 15 min

    Bonjour,

    Super article : de quoi se remémorer cette belle journée et cueillette et cuisine !
    J’apprécie particulièrement les photos des plantes…

    Bonne journée,
    Pauline

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  8. Berger Hélène

    27 juin 2016 at 14 h 20 min

    Bonjour,
    ce blog est magnifique et incite au partage, bravo…. je n’ai pas d’adresse pour les pays de la Loire ! désolée…
    Et puisque partage, il y a une belle phrase que j’ai lue et qui me touche :
    « Chaque jour écoute une fleur, elle te dira… Elle vous dira ! » Belle journée !

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  9. Nelfe

    27 juin 2016 at 22 h 19 min

    J’adorerai moi aussi profiter d’un tel stage mais je n’ai pas connaissance de personnes proposant cette activité par chez moi. Tu as raison, on ne connait plus les plantes qui nous entourent naturellement, on les trouve jolies ou envahissantes mais on ne sait pas quels sont leurs bienfaits… C’est bien triste que tant de connaissances aient été perdues avec le temps.
    De mon côté, je cuisine les orties que j’ai déjà fait en tarte et en cake et je me fais régulièrement des tisanes de mélisse aux propriétés calmantes. J’aimerai en connaitre d’avantage…

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  10. Isabelle

    30 juin 2016 at 12 h 11 min

    Bravo et merci pour ce bel article! Les plantes sauvages m’attirent également beaucoup… peut-être parce qu’elles nous renvoient à notre propre nature sauvage, celle que nous délaissons à force de conditionnements et de stéréotypes.

    J’ai déjà tenté de faire de la cramaillote (confiture de pissenlits), des beignets de fleurs de sureaux et d’acacias, du pesto avec de l’ail des ours,… Et j’apprécie la cueillette des champignons (girolles, cèpes, chanterelles en tube,…) Mais c’est bien tout !

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    • Marie-France

      1 juillet 2016 at 14 h 07 min

      C’est déjà beaucoup Isabelle !

      Répondre
  11. Iza

    1 juillet 2016 at 16 h 44 min

    Je connais plusieurs de ces plantes pour m’être intéressée aux jardins du Moyen-Age, aux « jardins de sorcière » et aux plantes médicinales, tout simplement. Mais j’adorerais faire un stage là-bas pour m’y connaître un peu plus. Merci pour cet article 🙂

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    • Marie-France

      2 juillet 2016 at 20 h 53 min

      De rien Iza !

      Répondre
  12. isabelle

    7 juillet 2016 at 20 h 36 min

    quand j’étais enfant puis jeune ado, je partais dans la campagneavec un bouquin pour trouver et reconnaitre les plantes, maitenant je me balade plusieurs fois par semainedans les chemins et je les admire mais je n’ose plus y toucher à cause des pesticides, etc . Il faut que je fasse un stage, ça me détendra! je suis sûre qu’il y a des réflexes à avoir pour les cueillir dans les bons endroits … parce que vraiment, je les aime ces plantes, et ça me tente beaucoup d’y goûter …merci pour ces belles photos et ce bel article convaincant

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